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Le partage des plans d’eau : la clé pour un été réussi!

Les deux derniers étés ont vu le nombre de plaisanciers augmenter de manière significative sur les plans d’eau du Canada. Les restrictions sanitaires imposées à la population ont eu pour effet d’amener les Canadiens à se tourner massivement vers les activités de plein air, dont la navigation de plaisance. Que ce soit à bord d’une chaloupe, d’une planche à pagaie ou d’un yacht, cet engouement pour les activités nautiques devrait se poursuive encore cet été. Le partage des plans d’eau par un aussi grand nombre de plaisanciers nécessite que chacun connaisse bien les règles de navigation en vigueur et fasse preuve de respect et de courtoisie envers les autres utilisateurs. Il en va du plaisir et de la sécurité de tous!

Soyez au fait des règles

Sur l’eau, l’absence de routes et de panneaux indicateurs rend la navigation plus complexe que la conduite d’un véhicule terrestre. C’est pourquoi une bonne connaissance des règles est essentielle à tout navigateur afin de réduire les risques de collision avec une autre embarcation de plaisance ou un plus gros navire. Ce n’est pas une simple question de courtoisie : c’est écrit dans le Règlement sur les abordages. Le Règlement s’applique à tous les bateaux, qu’il s’agisse d’un canot ou d’un pétrolier. Ces règles traitent de multiples situations : conduite en période de visibilité restreinte, manœuvres à adopter pour éviter les abordages, feux de navigation et signes distinctifs de jour (marques) à montrer selon les circonstances et bien plus encore! Vous comprendrez que ces règles sont beaucoup trop nombreuses pour être détaillées dans un article comme celui-ci. Il est toutefois de votre responsabilité de bien les connaître lorsque vous sortez sur l’eau.

Partagez les voies navigables avec les grands navires

Chaque année, plusieurs milliers de grands navires sillonnent les côtes ou les voies commerciales. À ce nombre s’ajoutent les traversiers, remorqueurs et bateaux de pêche qui empruntent, eux aussi, ces grandes artères. Or, la cohabitation entre les navires commerciaux et les embarcations de plaisance ne se fait pas toujours sans heurt. Chaque année, plusieurs situations de rencontres rapprochées entre embarcations de plaisance et navires commerciaux sont signalées par les pilotes.

Regardez souvent autour de vous et soyez prêt à céder le passage aux gros navires. Demeurez alerte aux bruits ambiants et sachez reconnaître le signal d’avertissement d’un navire qui s’approche. S’il vous arrive d’entendre cinq sons brefs ou plus, vous devez considérer que la situation a atteint un degré de dangerosité élevé et vous devez dégager la voie rapidement afin d’éviter une collision.

Selon le Règlement sur les abordages, les bateaux de moins de 20 mètres (incluant les voiliers) doivent éviter de gêner le passage des gros navires puisque ces derniers ne peuvent naviguer en toute sécurité qu’à l’intérieur d’un chenal qui leur est prioritairement destiné. Leur gabarit limite grandement la possibilité de modifier leur course et leur distance d’arrêt est nettement plus longue que celle d’une embarcation de plaisance. Il est également recommandé de se tenir loin des traversiers accostés ou en transit, les navires remorqués et les bateaux de pêche en activité. Leur mobilité restreinte ne leur permet pas toujours de s’écarter rapidement de votre route.

Sur l’eau, évitez les comportements dangereux

Lorsque vous naviguez à bord d’une embarcation motorisée, n’essayez pas d’arroser les baigneurs, de couper la route d’un autre bateau ou de franchir son sillage. Une mauvaise évaluation de la vitesse et de la distance a trop souvent été à l’origine des pires accidents nautiques survenus au cours des dernières années.

Ajustez toujours votre vitesse en fonction de la visibilité, de l’achalandage du plan d’eau ou de la présence de dangers tels que des roches, des constructions ou des arbres flottants. Assurez-vous également de tenir compte du vent, des courants, mais aussi de la vitesse à laquelle votre embarcation peut changer de direction, dans l’éventualité où vous rencontriez un obstacle. N’oubliez pas que la vague que vous créez peut causer des dommages à d’autres bateaux, au rivage ou aux installations environnantes, comme les quais. Aussi, elle peut présenter un risque pour les nageurs à proximité, les plongeurs ou les personnes à bord d’une petite embarcation qui pourrait chavirer. Il ne faut surtout pas oublier qu’en cas de dommages ou de blessures, vous pourriez être tenu responsable.

Réduisez le bruit des moteurs

Sur un plan d’eau, le respect des autres veut aussi dire limiter le bruit causé par les moteurs. Quoi de plus désagréable que de subir le bruit d’une embarcation qui tourne en rond, à haut régime, pendant des heures! N’oubliez pas que toute embarcation munie d’un moteur, autre qu’un moteur hors-bord ou semi-hors-bord rejetant ses gaz d’échappement sous l’eau (non modifié), doit être équipée d’un silencieux activé si l’embarcation navigue à moins de cinq milles marins (9,26 km) du rivage. Cette exigence ne s’applique toutefois pas à votre embarcation si elle a été construite avant le 1er janvier 1960, ou si vous participez à une compétition officielle, à un entraînement officiel, ou aux derniers préparatifs en prévision d’une compétition officielle, ou si elle est propulsée par des turbines à gaz ou une hélice de type aéronef fonctionnant dans l’air. L’article 1000 du Règlement sur les petits bâtiments vous en dira plus à ce sujet.

Pour de plus amples renseignements au sujet de la sécurité nautique, visitez le site Internet du Bureau de la sécurité nautique à : https://tc.canada.ca/fr/transport-maritime/securite-maritime/bureau-securite-nautique.

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